Le rôle de l’expertise dans la gestion automobile : L’expertise permet à l’assureur d’estimer le montant des dommages. Il n’est pas envisageable de refuser ce procédé. Toutefois, l’assuré peut contester les conclusions de l’expertise en désignant, à ses propres frais, un nouvel expert. En cas de désaccord entre les deux experts, ces derniers peuvent solliciter auprès du président du Tribunal la désignation d’un troisième expert en référé. C’est l’avis de cette tierce personne qui sera alors retenu, quel qu’il soit.

Si la mise en épave est retenue, vous pouvez néanmoins décider de procéder aux réparations du véhicule et à sa remise en circulation dès lors que nous sommes dans le cadre d’une mise en épave économique. Elle intervient lorsque les réparations sont supérieures à la valeur du véhicule. Le client a tout loisir, dans ce cas, de procéder à la réparation du véhicule en supportant à sa charge le différentiel financier entre l’indemnité d’assurance et le montant des réparations. Il devra ensuite produire un contrôle technique pour valider la réalisation des réparations dans les règles de l’art et permettre la remise en circulation du véhicule.

Dans les autres cas, il sera difficile, voire impossible, de remettre en circulation un véhicule dès lors qu’il apparaît dangereux ou gravement accidenté.

La législation s’est d’ailleurs renforcée en matière de formalisme dans ce domaine (procédure des véhicules gravement endommagés). Nous sommes face à une volonté affichée d’apurer le parc automobile français et de retirer de la circulation des véhicules trop vétustes. Et nous ne pouvons que nous féliciter de l’orientation du législateur en la matière, puisqu’il en va de la sécurité de tous !